Economie

Passation de service au CN-ITIE : Eva Marie Coll Seck passe le relais à Oulimata Sarr

Après sa démission de la Présidence du Comité national de l'initiative pour la transparence dans les Industries extractives (ITIE), Dr Eva Marie Coll Seck a passé le relais à Oulimata Sarr, la nouvelle présidente du CN-ITIE qui est devenue un outil de diagnostic, de contrôle et d’aide à la formulation des politiques publiques.

Remerciant le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL pour l’honneur qu’il lui a fait de la nommer aux fonctions de Présidente du Comité National de l’ITIE, Oulimata Sarr a souligné que l’ITIE est devenue un outil de diagnostic, de contrôle et d’aide à la formulation des politiques publiques. Les pouvoirs publics et l’ensemble des parties prenantes ont fini de faire l’instrument ITIE une référence incontournable de collecte et de partage de données en vue de l’amélioration de la transparence et de la redevabilité dans le secteur extractif.

“Nul besoin d’insister sur l’importance stratégique des industries extractives comme levier de développement économique et social. Toute la dynamique de croissance enclenchée du pays dans les prochaines années repose sur la gestion optimale des ressources, minières, pétrolières et gazières dans un contexte de géopolitique mondiale perturbé. De 1% de contribution au budget de l’Etat en 2013, le rapport 2022 donne un chiffre de 6.85% en 2022 ; ce qui montre l’évolution intéressante de la contribution du secteur dans le budget national, sans compter les effets induits dans le reste de l’économie”, a fait savoir Mme Sarr dans un discours prononcé lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseure.

Selon la nouvelle présidente du CN-ITIE, lorsque les ressources, minières, pétrolières et gazières sont exploitées de façon responsable et conformément aux exigences de transparence de la Norme ITIE, les industries extractives contribuent à la croissance et à la prospérité de nos citoyens en améliorant leurs conditions de vie.  Les revenus générés par l’activité extractive doivent profiter à toutes les parties : les populations locales, les investisseurs, et le Sénégal dans sa globalité. Car nous ne devons pas oublier que les ressources sont épuisables et volatiles ; d’où l’importance d’assurer une gouvernance durable et profitable aux générations futures. Cette vision est traduite dans l’article 25-1 de la Constitution « les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien être de la population en général et à être écologiquement durables ».

Pour atteindre cet objectif, l’ITIE place au cœur de sa doctrine le principe de divulgation d’informations qui instaure la confiance, favorise le dialogue et soutient le développement durable. Ainsi, depuis son adhésion à l’ITIE en 2013, le Sénégal a traduit les principes et exigences de l’ITIE en actes concrets. Déjà, les deux validations effectuées ont montré que notre pays a satisfait toutes les exigences essentielles de l’ITIE. C’est pour cela que nous devons maintenir le cap et accélérer la mise en œuvre des recommandations avant la prochaine validation prévue en 2025.

Satisfait du score de 93/100 issu de la dernière évaluation de 2021 et en tant que Comité national, Groupe Multipartite, l’Etat du Senegal présente plusieurs chantiers en 2024 notamment : (I) La dissémination du rapport 2022 à travers les CRD dans les régions ; (II) la mise en œuvre et l’appropriation de la Norme 2023. La nouvelle norme porte sur les questions de la lutte contre la corruption, la transition énergétique ; les questions de genre, sociales et environnementales ; le recouvrement des recettes, etc. (III) la prochaine évaluation du Sénégal en 2025. Je sais que la Commission d’Évaluation est déjà à pied d’œuvre. Il faut continuer dans cette dynamique ; (IV) la mise en œuvre de la stratégie nationale de contenu local ; (V) l’élargissement du périmètre de réconciliation des données ITIE ; (VI) la collective exhaustive et fiable des données du registre des bénéficiaires effectifs.

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